Au retour des beaux jours, les chenilles processionnaires menacent nos chiens

Quand la nature s’éveille, nos compagnons ont envie d’explorer chaque odeur et chaque recoin. C’est précisément à ce moment que les chenilles processionnaires deviennent un danger insidieux pour le nez, la langue et les pattes de votre chien.

Avec leurs files indiennes et leurs nids soyeux accrochés aux pins ou aux chênes, ces insectes attirent la curiosité canine. Une simple approche peut pourtant déclencher une urgence vétérinaire.

Repérer les chenilles processionnaires et leurs habitats

On les observe dès la fin de l’hiver et au printemps, progressant en longue file, tête contre queue. Leurs nids ressemblent à des amas blancs cotonneux dans les conifères ou, plus rarement, dans certains feuillus. Sur le sol, elles se déplacent en procession, souvent sur les sentiers en lisière de forêts, parcs ou jardins.

  • Nids soyeux blanchâtres sur les branches, visibles de loin
  • Processions au sol en milieu boisé ou près des pins et chênes
  • Présence de soies urticantes disséminées par le vent, même sans voir les chenilles

Les risques pour la santé canine

Le péril vient de leurs soies urticantes, capables de provoquer une réaction inflammatoire intense. Chez le chien, le contact de la truffe, de la langue, des babines ou des yeux entraîne douleur aiguë, hypersalivation, oedème, vomissements et ulcérations. Dans les cas graves, on peut observer nécrose linguale, détresse respiratoire liée à un oedème glottique ou choc anaphylactique, nécessitant une prise en charge immédiate.

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Gestes d’urgence à adopter

  • Éloignez votre chien de la zone et empêchez-le de se lécher ou de frotter la zone atteinte
  • Enfilez des gants et rincez longuement à l’eau tiède ou au sérum physiologique, en évitant de frotter pour ne pas casser les soies urticantes
  • Rincez la gueule en dirigeant l’eau vers l’extérieur pour limiter l’ingestion, puis installez une collerette si possible
  • Contactez votre vétérinaire en urgence: prise en charge de la douleur, lavage, antihistaminiques, corticostéroïdes, antibiothérapie si ulcérations, surveillance de l’oedème et du risque d’anaphylaxie

Prévenir l’exposition en balade et au jardin

La meilleure défense reste l’anticipation. Lors des promenades, privilégiez la laisse courte près des zones à risque et renforcez les exercices de dressage comme le signal « tu laisses ». Au jardin, surveillez la présence de nids et faites intervenir des professionnels pour l’élimination: ne coupez pas, ne secouez pas et ne brûlez jamais vous-même ces nids.

  • Évitez les secteurs avec pins et chênes portant des nids blancs soyeux
  • Utilisez une muselière panier pour les chiens très fouilleurs en milieu à risque
  • Emportez du sérum physiologique dans votre trousse de balade
  • Informez la mairie ou un service spécialisé pour tout signalement de nid
  • Apprenez et renforcez les ordres de rappel et d’inhibition en renforcement positif

Avec un peu de vigilance et les bons réflexes, vos sorties printanières resteront un vrai plaisir pour votre chien. Au moindre doute, appelez votre vétérinaire: une réaction rapide fait toute la différence pour préserver confort, santé et sécurité.